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Discours de Mme Aysel Bora, traductrice du roman récompensé par le Prix Littéraire NDS 2018

Discours de Mme Aysel Bora, traductrice du roman récompensé par le Prix Littéraire NDS 2018

Bonjour à tous, merci d’être là pour la cérémonie de remise du prix littéraire Notre-Dame de Sion 2018. Je m’appelle Aysel Bora et je suis la traductrice du livre “Le liseur du 6h27” écrit par M. Jean-Paul Didierlaurent qui a remporté cette année ce précieux prix. C’est pour moi un immense honneur et une grande joie d’être là comme traductrice de ce beau roman. C’est un livre qui au début est un peu sombre avec un héros assez solitaire et un lieu de travail abominable. Il travaille au pilon des livres invendus et se console en sauvant les feuillets de la bouche insatiable de la machine broyeuse et en les lisant a haute voix dans le train. Un jour, il trouve dans ce même train une clé USB contenant un texte qui va changer sa vie.
L’atmosphère est lourde mais progressivement, tout devient léger, lumineux, même rafraîchissant. Des lieux qui ne sont pas du tout engageants comme par exemple les toilettes publiques et les résidences seniors se transforment en places ensoleillées. C’est un livre qui nous donne beaucoup d’espoirs, un véritable hommage à ce qui est écrit et à la lecture. Cela nous fait du bien.
C’est la seconde fois que l’on m’attribue cet honneur. La première fois, c’était en 2012 avec “Parle leur de batailles, de rois et d’éléphants” de Mathias Enard.
Je voudrais maintenant exprimer mon sentiment de gratitude envers toutes les personnes qui ont collaboré à l’organisation de cette belle soirée. En premier lieu, un grand merci à Jean-Paul Didierlaurent pour avoir écrit ce magnifique roman que j’ai traduit en turc avec un grand plaisir. Je remercie les membres du jury qui ont apprécié cette oeuvre et opté pour mon travail. J’aimerais aussi saluer et remercier la maison d’édition Can et Ayça Sezen avec qui je travaille depuis plusieurs années en parfaite harmonie.
Pour conclure, je tiens à vous dire que je ne suis pas diplômée de NDS, ce qui m’avait causé toujours un peu de regret. En raison de la profession militaire de mon père, mes années scolaires se sont passées dans de petits villages en Anatolie où la présence de l’anglais n’était pas encore très répandue. Je n’ai pas choisi le français mais j’ai été obligée d’étudier la langue française dans des écoles publiques anatoliennes. J’ai eu la chance de croiser de très bons enseignants qui m’ont inculqué la passion de la langue française qui ne m’a jamais quittée depuis. Je ne les remercierai jamais assez. C’est pourquoi, si vous permettez, j’aimerais dédier ce prix prestigieux remporté à deux reprises à tous ces professeurs de français provinciaux de mes jeunes années.

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